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Fagour-Daïri Rabeha
Née en Bretagne à Saint-Malo, Rabéha a suivi des études en art et communication à l’école des Beaux-arts de Rennes . Elle a ensuite commencé à travailler en tant que graphiste illustratrice dans différentes entreprises . Parallèlement à son métier de graphiste, elle pratique la gravure sur zinc et se forme dans plusieurs ateliers à Paris où elle expose au Palais de Tokyo, au cercle d’art de Gentilly et différents lieux en Île de France. C’est en Guadeloupe où elle vit et travaille depuis plusieurs années entant que responsable artistique qu’elle se décide à écrire et illustrer son premier album pour ses jumelles de 6 ans, Esther et Anaïs. Influencée par des illustrateurs comme Germaine Bourret, Peter Newell , Arthur Rackham, Francisque Poulbot, elle s’est lancée dans l’écriture et l’illustration d’ abécédaires ayant pour thème les Antilles.


François Durpaire

Historien des identités, président du mouvement pluricitoyen François Durpaire naît à Poitiers en 1971. Il découvre la littérature à travers la nouvelle « La ronde » de Jean-Marie Le Clézio, et l’œuvre de Edgar Alan Poe. En 1989, il entre en classes préparatoires littéraires au lycée Carnot à Dijon, où il suit avec ferveur l’enseignement du philosophe Pierre Guenancia. Il participe à la fondation de la revue Das Haus, créée au moment de la chute du Mur de Berlin. Il y écrit ses premiers articles sur l’immigration, l’Etat de droit, la démocratie européenne, les espaces transnationaux, l’idée d’un gouvernement mondial. L’objectif de Das Haus est de défendre l’idée de solidarité européenne en promouvant l’intégration des pays de l’Est dans « la Maison commune de l’Europe ». Le 1er novembre 1991, François Durpaire participe au Congrès des Jeunes Européens qui se tient à Prague. Il y rencontre Alexandre Dubcek, figure centrale du Printemps de Prague. Après un an de khâgne au lycée Henri-IV à Paris, il s’engage dans un double cursus histoire et philosophie à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Parallèlement à sa licence de philosophie, il écrit sa maîtrise d’histoire sur l’urbaniste écologiste américain Lewis Mumford.

1. L’enseignement

Ayant obtenu l’agrégation d’histoire en 1996, il enseigne pendant dix ans dans l’enseignement secondaire, notamment au lycée Marcelin-Berthelot de Pantin (Seine-Saint-Denis).

Il s’engage pour une prise en compte de la pluralité des héritages dans l’enseignement de l’histoire. En 2002, suite à la loi Taubira, son ouvrage Nos ancêtres ne sont pas les Gaulois. Enseignement de l’histoire et diversité culturelle envisage la manière dont peuvent être enseignés les sujets dits « sensibles » : traite transatlantique, esclavage, colonisation, migrations post-coloniales. Dans sa préface à l’ouvrage, Christiane Taubira écrit que son mérite est d’ « être parvenu à porter au niveau national une problématique qui, jusqu’alors, ne semblait intéresser que les outre-mers ». Abordant la question des relations entre histoire et mémoire, François Durpaire invite à sortir de la dichotomie en prônant une « pédagogie des passerelles ».

Après avoir été chargé de cours pendant sept ans en Licence à l’université Paris 1, il enseigne depuis 2007 à l’IUFM de Versailles (Université de Cergy) où il est en charge de la formation des enseignants. Il est chercheur associé au Centre de Recherches d’Histoire Nord-Américaine de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

2. L’écriture et la recherche

En 2004, il obtient son doctorat en soutenant sa thèse sur le rôle des Etats-Unis dans la décolonisation de l’Afrique noire francophone (1945-1962) sous la direction du professeur André Kaspi. Le directeur du jury, Pierre Boilley, évoque l’intérêt de la thèse : « penser la décolonisation dans le cadre plus vaste des relations internationales, et non dans celui du seul rapport métropole-colonies ». S’inscrivant dans le courant de l’histoire globale, François Durpaire propose une « tricontinentalisation de la question coloniale » dans le cadre de la Guerre froide. L’alliance atlantique oblige le gouvernement américain à modifier sa politique à l’égard de la France, puissance coloniale, en privilégiant son soutien aux acteurs culturels (missionnaires, échanges d’artistes et d’universitaires etc.). Cette thèse exhume des archives qui révèlent l’importance des élites africaines indépendantes dans les progrès des droits civiques américains (voyage de Sékou Touré en Caroline du Nord en 1959).

En 2006, il est co-fondateur de l’Institut des Diasporas Noires Francophones. La même année, il publie son ouvrage France blanche, colère noire qui est la première synthèse historique sur la conscience de couleur en France. Il y dénonce l’instrumentalisation politique du concept de « communautarisme », qu’il qualifie de « racisme des bien-pensants ».

Avec Thomas Snegaroff, il réunit une équipe de chercheurs qui propose une analyse des discours sur l’état de l’Union de Roosevelt à G. W. Bush : L’unité réinventée, Les présidents américains face à la nation. L’ouvrage coïncide avec la réforme constitutionnelle française, qui donne au Président de la République la possibilité de s’exprimer à son tour devant le Parlement, réuni en Congrès.

Ses recherches portent aujourd’hui sur les liens entre identité et culture politique, dans une approche comparatiste Etats-Unis-France. Il est un des instigateurs des "Etudes identitaires", équivalent français des "Ethnic and Racial Studies" et des "Identity and Migration Studies". Etudiant l’histoire de la migration caribéenne dans un cadre transnational, il réfléchit à l’émergence d’une citoyenneté globale, adaptée à la « pluridentité » contemporaine, aussi éloignée des mono-identités mutuellement exclusives que d’une philosophie du métissage. Il propose une rupture épistémologique, qui ouvre la voie à ce qu’il désigne sous le terme d’Histoire-Relation. Elle offre un nouveau paradigme : en étudiant l’histoire des liens entre individus et populations, on comprend l’origine des recompositions identitaires aux différentes échelles de la mondialité. Elle étudie de nouveaux acteurs, à partir de nouvelles sources (blogs, forums et sites internet etc.) : diasporas, minorités, communautés du web.

3. Consultant et chroniqueur

En octobre 2007, il fait paraître, en collaboration avec Olivier Richomme, la première biographie en français de Barack Obama – L’Amérique de Barack Obama – pour laquelle il obtient le Trophée des Arts Afro-Caribéens (catégorie Littérature-Meilleur Essai 2008). Il est le premier à avoir publiquement pronostiqué la victoire du candidat noir, avant même le début des Primaires américaines.

Il participe alors à de nombreux programmes de radio ("Le Téléphone sonne" sur France Inter, "Médiapolis" sur Europe 1, France Culture, RFI, etc.) et de télévision ("C dans l’air" sur France 5, "Le Grand Journal" et "L’édition spéciale" sur Canal +, France 2, France 3, LCI, i-télé, etc.).

Il est l’auteur de plusieurs tribunes dans la presse, notamment pour ’’Le Monde’’ : "Etats-Unis : le dernier président noir..." (20/01/2009), "Faut-il être noir pour s’offusquer des propos de Jean-Paul Guerlain ?" (26/10/2010), "la gauche française a tort de se couper des minorités visibles" (23/12/2010)

Suivant pour France Ô le mouvement dans les DOM à partir de janvier 2008, il est également chroniqueur pour l’émission Ultramarines, l’émission de Luc Laventure, toujours sur France Ô.

4. L’engagement

Le 20 janvier 2009, il co-fonde le mouvement pluricitoyen, et dirige la rédaction du Pluricitoyen, le journal web de la citoyenneté plurielle.

En mai 2009, il est nommé membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CPMHE). Il préside le jury Littérature du Trophée des Arts Afro-Caribéens.

Le 20 janvier 2010, un an après l’entrée d’Obama à la Maison-Blanche et en plein débat sur l’identité nationale, il lance avec Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun, Pascal Blanchard l’Appel pour une République multiculturelle et postraciale.

Les cinq auteurs de l’appel réunissent cent personnalités issues de la société civile et de différents horizons politiques. Chacune proposant une mesure concrète résumée en dix lignes, allant dans le sens d’un mieux vivre ensemble.

En 2011, le mouvement pluricitoyen s’associe à AC le Feu pour lancer un Tour de France de la mobilisation électorale. Il s’agit d’inscrire les jeunes sur les listes électorales, et de faire entendre la voix des quartiers.



François MIGEAT

Scénariste du SAN PIE FLANBWAYAN AN :

Il fait l’école marchande et fut élève-officier de pont sur les côtes d’Europe et d’Afrique avant de s’intéresser à la photographie et à l’écriture de romans et scénarios. Il a réalisé plusieurs films de fiction et de nombreux reportages, il a aussi été scénariste de télévision et de BD, dramaturge et romancier. Son genre de prédilection a toujours été l’aventure et son décor préféré la mer.

• Livre de cet auteur :
San Pié Flanbwayan An ou la réincarnation du Neg-Mawon en image et en créole de Martinique


François SAINT OMER

Traducteur de ASTÉRIX LA KAZ RAZADE :

Originaire de La Réunion, François ST OMER se consacre à la défense des valeurs culturelles liées à la pratique du créole.

Titulaire d’un DEUG de linguistique générale et d’une licence de culture et langue régionale, il a participé avec d’autres étudiants en 1982-83 à l’élaboration du premier dictionnaire français-créole.

Il a travaillé par la suite sur les problèmes de communication rencontrés entre malades créolophones et médecins francophones.

Quelques années plus tard, grâce à l’arrivée d’Internet, il a pu mettre en place le premier traducteur simultané français-créole, « en vatévyin ».

• Livre de cet auteur :
Astérix LA KAZ RAZADE en créole de la Réunion


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